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La Peuplade se multiplie |
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La déposition des chemins de Nicholas Dawson (poésie) 16,95 $ ISBN: 978-2-923530-17-8 La déposition des chemins est le récit poétique d'un exil dans lequel le narrateur s'adresse, de manière absolument touchante, à un être cher, vivant dans un pays du Sud. Ce livre se penche sur les rapports aux lieux d'origine et d'accueil, à la langue maternelle et apprise et aux répercussions de ces relations sur l'identité. Ce texte poétique narratif, d'une grande fluidité, se veut un chemin menant à une certaine réconciliation avec l'état d'exil, tant sur le plan de la forme que dans le corps du poème. |
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Nos échoueries Sainte-Euphrasie, un minuscule village de bord de fleuve, ressemble à tous les autres. Un village qui meurt lentement. Bouleversé par le décès de ses parents qu’il n’avait pas vus depuis trop longtemps, c’est dans ce simple décor riverain qu’un homme cherchera son réconfort. En revenant sur ses pas, il retrouvera la maison d’autrefois, l’excitation de ses jeux d’enfant, des histoires inventées, celles qu’on lui a racontées. Arrivée avec lui, une jeune voyageuse. Une vie nouvelle émergera à Sainte-Euphrasie. Jean-François Caron peint avec justesse, dans ce roman dense et envoûtant, les paysages et la réalité des villages situés loin des grands centre urbains. La vie qu’on y mène en silence, les escarpements, l’horizon ouvert et les jeunes qui désertent. J'emprunterai la grande côte Sainte-Euphrasie, d'où on peut voir le fleuve bu par les deux horizons, d'est et d'ouest, et la rive nord, sombre sous la grisaille, coupée des nuages par une tranche de ciel éclairci. J'emprunterai la grande côte Sainte-Euphrasie, longerai les pics de sable, puis la forêt ravalée. J'emprunterai la grande côte Sainte-Euphrasie, qui pourfend les collines par leur creux sinueux, jusqu'en bas, jusqu'au garage Thibault, jusqu'à couper la 132 à l'endroit précis où on la nomme sans la nommer, où elle devient Principale. La grande côte Sainte-Euphrasie avec dans la gorge une autre maison vide, et des sentiers effacés. Et toi qui pleures encore. |
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coït Avec ce livre intitulé coït - signifiant étymologiquement « aller ensemble », Chantal Neveu continue d'exposer un parti pris pour la littéralité des mots et des gestes au sein des échanges amoureux et/ou chorégraphiques. En effet, ayant scripté paroles et observations en différents plateaux de danse et d'intimité, l'auteur joue d'un télescopage d'échelles et de situations - physiologiques, artistiques ou érotiques pour révéler ce qu'engagent les corps et les mots, leur mise en relation dans un esprit de confiance, de permissivité, voire de confidence. Livré telle une double partition, à la faveur de nombreuses permutations de sens et de cadrages, ce livre tente un pari du dépouillement, multivocal. Éloge des corps, dansants. |
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La garçonnière de Mylène Bouchard (roman) 20,95$ ISBN 978-2-923530-13-0 L’histoire de ce roman s’articule autour d’une relation peu conventionnelle, atmosphérique, intellectuelle, entre une femme et un homme, Mara et Hubert, protagonistes d’un amour impossible intraitable. Ils sont les meilleurs amis du monde, frère et sœur symboliques, amants, amoureux, doubles d’eux-même, immodérés. Les amours impossibles sont, à la fois, porteurs d’une charge extraordinaire d’amour et d’une fatalité quasi tragique. Dire qu’il faut plus d’une vie pour saisir cela. De Beyrouth à Prague, de Noranda à Péribonka; des rails, des territoires sauvages, des patinoires, des lettres, des déplacements. Des trains imaginaires et une garçonnière. La garçonnière était un carré parfait. Le lit était situé au centre. Dans les quatre coins, on retrouvait deux chaises, un évier et une table à café, carrée elle aussi. Des lignes. Pourtant, on y venait admirer des formes. L'espace avait été pensé par un esprit cartésien. Des fenêtres tapissaient trois des quatre murs. Du plancher jusqu'au plafond. Coulissantes, elles pouvaient s'ouvrir vers le haut et l'on sentait ainsi la brise du large et les rumeurs envahir la pièce. |
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Camera lucida: entretien avec Hugo Latulippe de Thierry Ducharme (entretiens) 19,95$ ISBN: 978-2-923530-14-7 Ce livre propose une rencontre avec le cinéaste Hugo Latulippe, figure de proue du nouveau cinéma documentaire au Québec, dont l'œuvre remet en question notre perception de la société et notre vie au quotidien. L’ouvrage vient éclairer les idées nouvelles qui animent la génération des nouveaux meneurs de pensée: ceux qui changent déjà le monde. Je me sens beaucoup plus cinéaste compulsif, instinctif, que n’importe quoi. Je fais des films avec ce que je suis, avec ce que je sens, avec les outils que j’ai dans le cœur, dans le corps, dans la tête… |
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Cette maison n’est pas la mienne Autour d’une table où s’anime l’histoire d’un album photo, où s’agitent des mains et des figures inconnues, cette maison (in)habitée telle que François Turcot la déplie ici – semblable à un kaléidoscope que l’on retourne sur lui-même ou à un cube Rubik dont la somme des faces est impossible à voir simultanément – est littéralement représentée comme une machine à apparitions. En recomposant l’archéologie de trois familles, l’auteur de Cette maison n’est pas la mienne nous plonge dans une réflexion sur les vies successives des maisons que nous fréquentons, que nous oublions, la part d’invention que l’on accorde à leurs archives et la mémoire lacunaire qui les inscrit dans nos vies. Comme en témoignent les cristaux Qui séjourna ou chambra la bâtisse trois noms résonnent encore |
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68 cabinet de curiosités Premier volet d’un édifice poétique portant le titre 20 musée moi, le livre 68 cabinet de curiosités, de Charles Sagalane, propose un parcours au lecteur où gravitent des objets aussi déconcertants que révélateurs. Né de nombreux voyages d’études poétiques et de visites dans les musées du monde, cet ouvrage collige les explorations de l’auteur. Au fil des poèmes, l’œuvre tente de débusquer le moi où il se projette et de le décortiquer au contact d’œuvres phares, connues ou inconnues. Suivront ultérieurement les livres 84 promenade du statuaire et 51 antichambre de la galerie des peintres. Ce cabinet de curiosités est illustré par les magnifiques dessins de l’artiste Véronique Bouchard. (Pour peu que l’on en vienne à y poser les fesses (La tête le corps transportés.) |
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mentale Un long poème, l’expérience d’une écriture médiumnique exposant gestes et paroles échangés en divers plateaux de création et d’intimité, l’irréductible part d’éros engagé entre les êtres lorsque puissance, confiance, consentement et permissivité disposent à ce que peuvent les corps. Pour éclairer la physicalité corporelle et psychique et les mises en relations, Chantal Neveu extrait ce qui se dit, ce qui se vit et ce qui se perçoit, déplace et repose les mots et les phrases pour donner à entendre un défilement inédit de sensations, le renouvellement incessant des affects et du sens, une ouverture à ce qui arrive. tu me reçois |
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Le paradoxe de l’écrivain À l’origine de l’œuvre il n’y aurait rien, un simple blanc où l’on pourrait tout inscrire. C’est Hervé Bouchard qui le dit, formulant par cet apparent paradoxe ce qu’il en est de l’écrivain : un comédien comme un autre. Une voix raconte et des images surgissent. Elles appartiennent à tout le monde. Et c’est bien là le paradoxe : croyant obéir aux règles du jeu qu’il a lui-même créé, l’écrivain n’en finit plus de parcourir une aire qui le dépasse, une aire qui a pour nom mémoire et qui est peuplée de livres et d’espoirs déçus, de deuils inaccomplis et d’attentes démesurées. C’est qu’au plus profond de ces chants d’endeuillés qui parcourent les romans Mailloux et Parents et amis sont invités à y assister résonne l’infini désir de parler qui n’est autre qu’une traversée du temps. |
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Cookie Cookie : jeune femme moderne nouvellement célibataire, déterminée à ne plus se laisser endormir par une relation amoureuse dictée par la routine et les habitudes. Rapidement plongée dans une réalité insoupçonnée, Cookie découvre les jeunes hommes de sa génération, tente de trouver un sens aux relations et critique franchement tout ce manège, dans la valse des amants. Dans un style généreux et volubile, Sophie Bouchard dépeint ici ce malaise contemporain dans lequel les relations amoureuses sont teintées de non-engagement et de consommation rapide. J’ai pris une feuille blanche et j’ai calculé le nombre de mots doux que j’aurais dû entendre depuis sept ans. À chaque tranche de cent, j’ai fait un trait sur le mur de ma chambre comme une prisonnière dans sa cellule. Cent mots doux en moins égalent un amant nouveau. Comptant qu’en une semaine, on devrait murmurer une vingtaine de petites douceurs (minimum) à l’être aimé. J’ai fait le calcul. J’arrive au nombre de soixante-douze. |
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La chute fut lente interminable puis terminée Ce troisième livre de Simon Dumas est un touchant projet poétique, qui s’inspire librement de l’œuvre littéraire de Geneviève Amyot. Tu tisses des réseaux de mitaines. Tu couvres nos traces pour toute intimité. Nous |
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Derrière les forêts C’est la nuit dans le prolongement des forêts, dans la foulée des pas qui se succèdent, que s’ouvrent ces pistes, ces passages animés. Né d’un élan, d’un souffle narratif où se confondent deux personnages, le lecteur, des vies imaginaires et des figures hallucinées, Derrière les forêts propose une marche syncopée, inhabituelle, sous le couvert d’une langue dépouillée qui interroge et fait voir. Ce qui tourne entre tes mains m’emporte |
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Le désordre des beaux jours Un café sans serveur ni caisse enregistreuse, que l’on nomme le Désordre des beaux jours, situé dans le Nord canadien. Cinq personnages éclectiques : Nathan, Madame, Igor, Monsieur D. et Filipo. Un hydravion, cinq quêtes, des bouteilles de Shiraz et l’étendue froide partout autour. Puis un grand vertige, un parachute et la vie, partout autour. Une maison dans un pays trop froid, trop vide. Un café improvisé, improbable. Une halte au moment précis où un jeune homme se croit enfin perdu, voué à disparaître dans les champs de givre, au point de non-retour, trop loin pour revenir au monde. |
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Les bestiaires Ce livre nous conduit dans un monde étrange où les noms d’Emma, Murielle et Marcel sont identifiés aux bestiaires, c’est-à-dire à ceux qui dans l’arène du cirque affrontaient les bêtes sauvages ou étaient livrés à elles. Enfin, les bestiaires ce sont aussi des recueils de textes ou d’images ayant pour thème les figures d’animaux fantastiques et légendaires. Ici pourtant, il n’y a pas d’arène, ni de cirque, ni même d’animaux fantastiques si ce n’est le passage inquiétant d’une anguille aux pieds d’Emma. Les bestiaires ce sont désormais des noms, des visages que l’on dirait effacés qui habitent un paysage, une scène où l’on ne sait plus très bien ce qui s’est passé. Les bêtes Marcel, Emma, Murielle et ce qui reste d’un petit corps pâle étendu dans la mousse |
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Ma guerre sera avec toi |
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miniatures__en pays perdu miniatures en pays perdu propose des chemins qui traversent la mémoire des lieux limitrophes, nordiques. Constamment interrompue par l’usage d’une typographie trouée qui suspend le souffle et le poème, on découvre avec ce premier livre de François Turcot une langue dépouillée à l’image d’un certain nord, minimal et rocailleux.
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29 carnet des indes de Charles Sagalane (poésie) 20.95 $ ISBN : 2-923530-02-0 Un voyage inhabituel au cur des Indes. Charles Sagalane offre une vision poétique et singulière de cette contrée lointaine où s'entremêlent rencontres, lieux et expériences littéraires. On y retrouve des parfums, des sensations et - surtout - des images. comme l'on nous voit marcher ensemble, safran, piment et curcuma ou comme, dans la voiture, sur le tableau de bord, la nuit, clignote le petit autel
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Des champs de mandragores Ce recueil poétique adroitement ficelé nous présente un tableau de vivants, d’êtres de chair, de sang et de mots, mais peut-être plus pour longtemps. À nous de choisir : l’échafaud ou l’horizon ? des champs de mandragores |
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